dimanche 1 novembre 2015

Ramata : le film de Léandre-Alain Baker




En 2011 sort le film de léandre-Alain Baker tourné 3 ans auparavant d'après le roman d'Abasse Ndione, Ramata qui est, à ce jour le dernier long métrage dans lequel a joué Viktor.




Synopsis : Défiant l'honneur et la réputation de sa famille, Ramata découvre, à 50 ans l'amour et le plaisir de la chair dans les bras d'un petit malfrat de 25 ans son cadet. Dès lors, sa vie tranquille et supposée heureuse dans la haute bourgeoisie dakaroise bascule....Mais qui est réellement ce jeune homme ? Est-il arrivé par hasard dans la vie de Ramata ?





L'héroïne du film est interprété par la regrettée Katoucha Niane premier mannequin africain à avoir eu une renommée internationale qui disparaîtra peu après dans des circonstances tragiques.





Le titre du film est aussi le nom de son personnage principal joué par Katoucha Niane. Il s'agit d'une femme ravagée au triste destin. Déconnectée de la réalité, elle se rattache à son immense pouvoir de séduction naturelle. Léandre-Alain Baker dit qu'elle est "une terre craquelée qui attend la pluie", un peu à l'image du continent africain. Cependant, Ramata incarne également l'idée de la femme libre, qui reste sincère avec elle-même. Elle ne craint pas le temps et conserve sa beauté originelle, comme si son corps était amené à garder éternellement sa jouvence.


La structure de Ramata convoque des éléments narratifs qu'utilise le conte africain : un bonimenteur raconte l'intrigue à un autre personnage du film, sans s'adresser directement au spectateur. De plus, le récit a été imaginé comme "une page d'écriture calligraphiée avec ses pleins, ses déliés, et ponctué par des fondus qui nous entraînent vertigineusement vers l’intrigue principale"




Viktor Lazlo y interprète Yvonne.









Le film obtiendra 2 prix :Prix du meilleur long métrage FIFAI 2010 et le prix de la jeunesse du jury lycéen Marseille.














Quelques photos prises lors du tournage:



On retiendra aussi la très belle musique de Wasis Diop.

Un extrait du film et une interview lors de sa présentation à Cannes du réalisateur: