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jeudi 2 juillet 2015

Loin de Paname: enfin les images du spectacle ! Chaleur cubaine à Paris

Pour tous nos lecteurs qui comme nous n'ont pas eu la chance de voir sur scène "Loin de Paname", le blog a le grand plaisir de vous proposer aujourd'hui une bande annonce de 13 minutes de ce spectacle.



Et pour ceux qui veulent re écouter certains titres vous pouvez retrouver dans nos articles précédents les chansons suivantes extraites du spectacle:
Les mots d'amour
Où est-il donc ?
Le bal défendu
Après toi je n'aurai plus d'amour
Parlez-moi d'amour
Mon légionnaire
Mon amant de Saint-Jean
J'ai deux amours
La conga blicoti

Les images du presse kit du spectacle




mercredi 8 avril 2015

L' hommage à Joséphine Baker

Voila 40 ans aujourd'hui que s'est éteinte "Fifine..."


Dans son spectacle et son album "Loin de Paname", Viktor a souhaité saluer  l'immense Joséphine Baker.
Elle lui rend un hommage troublant et rythmé, notamment grâce à son interprétation de la chanson "La Conga blicoti". Ce titre  clôture l'album avec panache et passion. Vous aviez déjà apprécié revoir Joséphine Baker dans le montage du blog  du "Bal Défendu", alors, en complément, retrouvez son talent unique, posé sur la voix sensuelle de Viktor et le rythme endiablé de Raul Paz dans : La conga blicoti



Josephine Baker tire sa révérence le 12 avril 1975.

Joséphine Baker: un demi-siècle de panache
Joséphine Baker, comme les autres monstres sacrés du music-hall, était bien autre chose qu'une «perle noire», brillant au milieu des paillettes et des plumes: c'était une personnalité, un personnage, une âme.
Elle était née en 1906, à Saint-Louis du Missouri. Petite-fille d'esclaves originaires du Sénégal et qui avaient transité par la Martinique avant d'être vendus dans le Sud, elle eut à supporter très tôt le mal qu'elle ne cessa de dénoncer sa vie durant: le racisme. Enfant, également, elle découvrit sa vocation pour le spectacle. Elle donnait aux gosses des environs des représentations sur un petit théâtre construit avec des caisses et de vieux chiffons, dans une cave.
A seize ans, elle quitta sa famille et parut sur les planches. Ses meilleurs professeurs de danse avaient été les animaux d'un zoo, notamment les kangourous.
Deux ans plus tard, «Fifine» était une des cinq girls d'une revue de Broadway.
 
 
En octobre 1925, elle débarquait à la gare Saint-Lazare du train transatlantique, avec la troupe de «La Revue Nègre»
Quarante-huit heures plus tard, elle entrait en scène en se contorsionnant et en roulant des yeux, tandis que jouait divinement un musicien inconnu du nom de Sidney Bechet. Ce fut un brusque et fantastique triomphe. Joséphine Baker devint une des coqueluches de Paris. Paul Colin dessina sa silhouette, Paul Poiret créa des robes pour elle. Les femmes imitèrent sa coiffure et Paris alla «Chez Joséphine», à Pigalle, apprendre le charleston.
Puis Fifine dansa aux Folies-Bergère, les reins entourés de bananes. Mais ce n'était encore qu'une belle fille spontanée, sauvage, instinctive. Henri Varna, au Casino de Paris, allait faire d'elle une vraie vedette internationale. Finis les déhanchements et les roulements d'yeux! Rue de Clichy elle eut également la chance de rencontrer un génie de la chanson, Vincent Scotto, qui composa pour elle la plus célèbre de ses nombreuses chansons, " J'ai deux amours" .
 

Le monde entier réclama Joséphine Baker. Elle multiplia les revues, joua l'opérette La Créole, tourna quelques films comme Sirène des Tropiques ou Princesse Tam Tam, mais sa destinée était surtout d'apparaître au sommet de l'escalier, dans des robes scintillantes et d'ensorceler les publics de l'univers, avec sa voix inimitable qui, sans micro, savait aller au cœur.

 Au lendemain de la Libération, elle se consacra à sa grande idée: montrer que le racisme est la honte de l'humanité.
A l'un de ses retours, elle trouva l'Europe en guerre. Cette femme qui haïssait le racisme et qui aimait la France où elle avait connu la gloire, gagna Alger et servit dans les auxiliaires des Forces françaises libres, ce qui lui valut la Légion d'honneur, la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance. Elle avait acquis la nationalité française.
Au lendemain de la Libération, fervente gaulliste, elle se consacra à sa grande idée: montrer que le racisme est la honte de l'humanité. Elle adopta des enfants qui en étaient les victimes.Pour loger «ses enfants», elle acquit le domaine des Milandes, en Périgord.
On la vit quitter le soir le spectacle dont elle était la vedette, pour aller acheter des nourritures aux Halles et voyager toute la nuit pour se trouver aux Milandes au lever du jour et servir elle-même le petit déjeuner à ses pensionnaires.
Joséphine n'était pas une gestionnaire. Les dettes s'accumulèrent. Elle se battit héroïquement. Les dons affluèrent du monde entier. Rien n'y fit. Le domaine des Milandes fut vendu.
Que va devenir le rêve de Joséphine Baker, cette grande famille multi raciale et exemplaire? Ce rêve pour lequel elle est tombée, épuisée par tant de jours et de nuits de travail, quelques heures avant que le rideau s'ouvre sur l'escalier ruisselant de lumière?
Par Jean Prasteau


samedi 21 mars 2015

Viktor Lazlo dans le top allemand


  

Le premier titre de Viktor qui atteindra les sommets du top allemand fut "Breathless" d'autant plus que sa prestation en tant que présentatrice du concours de l'Eurovision en 1987 fut particulièrement remarquée en Allemagne.



 
Stefan Waggershausen fera appel à Viktor pour 2 duos qui se classeront au top en Allemagne:

"Das erste Mal tat's noch weh" et " Jesse"













 



Nous avons retrouvé les 2 clips originaux:




Ce sera aussi  l'occasion d'un shooting photo



et  d'articles dans la presse


Puis ce sera Juliane Werding qui la sollicitera pour un trio féminin avec Maggie Reilly (la voix de Mike Oldfield) sur "Engel wie du " qui sera là aussi un grand succès.Elles partiront toutes les 3 en tournée.

 







Nous les retrouvons toutes les trois en interview ici:

Plusieurs autres chansons et albums de Viktor connaîtront un beau succès chez nos voisins allemands; citons "Ansiedad", "Amores" , "Total disguise" entre autres...Viktor la plus européenne de nos chanteuses françaises.


Affiche Tournée de 2010- Concert de Frankfort


samedi 8 novembre 2014

Tribute to Josephine Baker (2) en exclusivité

Suite à l'article "Hommage à Josephine Baker", le blog a le plaisir de vous présenter un extrait inédit du spectacle "Loin de Paname" mis en scène par Caroline Loeb où on retrouve Viktor Lazlo en Josephine Baker, elle danse puis chante "J'ai deux amours".


Retrouvez le premier article ICI



samedi 26 juillet 2014

Le spectacle "Loin de Paname" et la critique du Figaro suivi de 4 extraits

Tropiques sur seine

La critique de Bertrand Dicale :
On ne le sait guère ici, mais en même temps que la France découvrait les musiques « typiques » latino-américaines, les musiciens des Antilles jouaient les chansons de Piaf, Damia, Lys Gauty ou Lucienne Boyer, en leur donnant forcément un peu de leur accent. En chantant ce répertoire féminin de l’entre-deux-guerres dans des arrangements cubains, Viktor Lazlo rejoint une certaine vérité historique et, sur la scène du théâtre de Ménilmontant, le décor de boîte de nuit en plein air sous les Tropiques n’est pas vraiment une fiction.
Pour ce spectacle, intitulé "Loin de Paname" , Raul Paz a transposé une vingtaine de chansons classiques en formes latines – mambo, rumba, boléro…. Elles y gagnent quelque chose d’insolent, de charnel. La brume, la bruine, le pavé parisien s’estompent, sans que les sentiments s’éteignent. La vipère gagne a être accélérée, Mon légionnaire se découvre une mélodie nouvelle, Parlez-moi d’amour se danse volontiers… 
Dans d’immortels classiques ou des raretés exhumées (La femme d’un soir, créé par Damia, le très érotique Ouvre créé par Suzy Solidor), le traitement est aussi rigoureux, dépaysant et pertinent.
 Le quatuor cubain, avec ce qu’il nous faut de chapeaux, de moustaches et de cravates pour la couleur locale, pratique une belle et gourmande orthodoxie latine, sans se départir d’une attendrissante attention pour la chanteuse.
 Assez loin du souvenir de "Pleurer des rivières" ou de "Canoë rose", Viktor Lazlo démontre la ductilité de son talent, parfois très music-hall (J’ai deux amours en robe d’or et plumet rose, le final swing sur Ménilmontant), parfois franchement naturaliste, comme avec ses numéros de poissarde dans J’ai soif ou de pauvre loque au début de La Coco. La mise en scène de Caroline Loeb lui dessine un personnage tout en clichés assumés et même glorifiés. La chanteuse parvient à donner un naturel à ses multiples changements de costume, à toute une grammaire de gestes et de poses qui puise à pleins bras dans l’imagerie des années 30. Cela est aussi un des plaisirs de la reprise.



Chanson

VIKTOR LAZLO
Comme dans un vieux bar de La havane aux murs décrépis, Glam, sensuelle, hypnotique, Viktor Lazlo pose sa valise tout en chantant la première chanson du récital, Vagabonde, enlève son imper, dévoile une robe sexy. Sa seule présence sur la scène en impose. Pour ce spectacle mis en scène par Caroline Loeb, Viktor Lazlo a fouillé dans le répertoire des années 1920 et 1930, emprunté des textes à Fréhel, Damia et Joséphine Baker, puisé dans les plus belles chansons d’Edith Piaf
La nouveauté ? Toutes ces ritournelles sont orchestrées à la Cubaine, sur une idée du musicien Raul Paz. La voix de Viktor Lazlo surprend par sa perfection. Au concours des reprises de vieux standards de la chanson française, son "Amant de Saint-Jean" est bien plus original que celui de Patrick Bruel.


A défaut de pouvoir montrer à ce jour des extraits du spectacle, le blog vous offre 4 nouveaux extraits de l'album "Loin de Paname" à partir de montages sur des films que vous reconnaîtrez peut-être...

Mon amant de Saint-Jean 

Mon légionnaire

 

Parlez-moi d'amour

Après toi je n'aurai plus d'amour

 


vendredi 25 juillet 2014

Viktor Lazlo et Raul Paz




"Loin de Paname" est la troisième collaboration de Viktor avec le "French Cubano" Raul Paz.


En 1998, alors qu'il venait d'arriver depuis peu à Paris, Viktor enregistre la très réussie reprise de "Besame Mucho" sur le CD "Amores" *, mais aussi pour la bande originale de la série "Der konig von St Pauli" les titres "illusion d'amour" et "I'm In Love".







En 2002, ce sera Raul Paz qui réalisera et fera les arrangements de l'album "Loin de Paname".
cd japon


Raul Paz

Né en 1969 à Pinar del Rio à l'ouest de Cuba, Raul Paz suit d'abord des études musicales dans son pays.Son grand oncle Changuito, noir comme l'encre, est le grand maître de la percussion cubaine et vit toujours à La Havane. Sa grand-mère, Juanita, blonde comme les blés et originaire de Galice, fait encore danser tous les cubains de Miami.
Raul Paz, allure de petit prince, oeil noir et boucles blondes, est bien le fruit de ce métissage : sang et musiques mêlés.
 Il arrive à Paris en 1996 pour étudier à la Schola Cantorum. Mais ce sont plutôt les clubs comme le New Morning ou le Hot Brass qui voient débarquer ce jeune cubain au charme naturel.


En 1999, il participe au concert de La Fania All Stars au Zénith de Paris et y rencontre Ralph Mercado, fondateur du label RMM, qui lui propose d’enregistrer son premier disque à Miami. Cuba Libre (rebaptisé Imaginate pour le marché américain), sort en 1999 et est vendu à près de 100 000 exemplaires. La presse américaine new-yorkaise le consacre "révélation masculine de l’année"
Sa carrière démarre très bien avec de multiples concerts donnés aux États-Unis, mais la mort de Celia Cruz et de Tito Puente oblige Ralph Mercado à fermer son label et met fin à sa collaboration avec Raúl Paz en 2001. Il profite alors de cette période pour s’ouvrir à d’autres styles de musiques. Il enregistre notamment Contigo, chanson écrite avec DJ Arian.
Raul Paz a quitté la France pour aller vivre à Cuba en 2008. Après son retour à Cuba, Raul Paz a présenté son album "Havanization" (La havanization est un mouvement artistique se développant à Cuba) en 2010.


* Ecoutez la version "chill out" de "Besame mucho" ; montage vidéo réalisé par le blog sur les plus beaux baisers du cinéma.





Raul Paz est aujourd’hui un des chefs de file de la nouvelle scène franco-cubaine. Débordant d’énergie et de rage, il enflamme chacun de ses concerts.
Star de la nouvelle scène cubaine. Il renouvelle la musique latine en y intégrant de la pop, de l’électro, du rock, du reggae...
Il sera le premier à organiser un flashmob à Cuba, une vraie prouesse.


vendredi 18 juillet 2014

VIKTOR LAZLO dans "Loin de Paname".

"On ne sait jamais comment une aventure commence. Il y a des rencontres, des envies, des désirs et une idée qui, chemin faisant dans l’esprit de chacun, prend sa forme, sa couleur, sa tonalité, Tout d’abord les chansons : la mélodie et les mots des chansons interprétées dans les années 20/40 par Fréhel, Damia, Lucienne Dehyle. Non seulement une époque mais surtout une femme. Sensuelle, entière, sans masque, fragile, un peu cassée par la vie aussi. Je voulais être cette femme qui aime, vibre, rit, pleure et se souvient"
Viktor Lazlo

Le blog a le plaisir de vous présenter 2 clips de sa composition pour illustrer cet album.
où est-il donc ?


Les mots d'amour


VIKTOR LAZLO
Dans "Loin de Paname".
http://musique.fnac.com/a1351878/Viktor-Lazlo-Loin-de-Paname-CD-albumQuelque part à Cuba ou à La Havane, une femme dans un bar, à l'aube des années quarante... Que lui est-il arrivé ? On n'en sait trop rien, mais on le devine à travers les chansons qu'elle interprète ; des amours malheureuses, des hommes qui ont abusé d'elle, le "ruban" comme on dit à Paname... Et puis la chute, l'exil, la solitude... Elle se souvient des jours heureux et chante son Paris d' antan, reprenant sur des rythmes cubains des airs de l'entre-deux guerre.





 

LE SPECTACLE s'appelle «Loin de Paname», clin d'oeil aux arrangements ensoleillés concoctés par le musicien cubain Raul Paz. Pourtant, sur la scène du Théâtre de Ménilmontant, Viktor Lazlo redonne vie à tous ces artistes qui ont incarné Paris pendant l'entre-deux-guerres. Elle rend hommage à toutes ces chanteuses, les Damia, Fréhel, Lucienne Delyle, « qui n'avaient pas peur des mots et donnaient tout ce qu'elles avaient dans le ventre ».
Viktor Lazlo dynamite au passage son image de beauté fatale, de l'époque du célèbre "Canoë Rose". Cette fois, elle chante, joue la comédie, se transforme en pilier de bar sonné par la vie ou en femme larguée réfugiée dans la poudre blanche. Un spectacle subtil qui permet de retrouver avec bonheur une artiste que la France avait perdu de vue depuis près de dix ans.

CRITIQUE de Libération octobre 2002
(...) La chanteuse aborde le répertoire d'avant-guerre. Piquée il y a quelques mois par Patrick Bruel, l'idée de revisiter des standards tels que "Parlez-moi d'amour" ou "Mon amant de Saint-Jean" ôte certes à l'effet de surprise escompté. Le traitement de Viktor Lazlo a néanmoins son originalité. Accompagnée par un combo cubain, elle pose sur ces airs connus une moiteur chamarrée, un souffle, un baiser qui plonge peu à peu dans le soufre réaliste d'une Marie Dubas ou d'une Fréhel ("Mon légionnaire","La Coco")
On est Loin de Paname, comme l'indique le titre du spectacle et du disque subséquent.

single : Les mots d'amour