samedi 13 avril 2024

Le portail des Outre-mers : lecture de Viktor

"Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas", Viktor Lazlo signe un grand roman d'émancipation féminine 

 

 la présentation du  nouveau roman par l'auteure elle-même ICI

Après des études d’histoire de l’art et d’archéologie, Viktor Lazlo enregistre un premier album de chansons. Cinq disques d’or, de nombreux films et quelques pièces de théâtre plus tard, elle est l’auteur de trois romans publiés chez Albin Michel :  "La femme qui pleure"  (2010, prix Charles Brisset), "My name is Billie Holiday "(2012), et  "Les tremblements essentiels" (2015). Aux éditions Grasset, elle publie en 2018 "Les passagers du siècle" , premier volet d’une saga dont "Trafiquant de colère", paru chez le même éditeur en 2020, est le deuxième volume.

 

samedi 23 mars 2024

Sur les ondes...


Littératures sans Frontières (RFI) , 

l'interview Par :Catherine Fruchon-Toussaint  ci-après

RFI

Chanteuse et comédienne, Viktor Lazlo est aussi l’autrice de plusieurs romans, dont « La femme qui pleure » (Albin Michel, 2010, prix Charles-Brisset) et « Les Passagers du siècle » (Grasset, 2018). Avec sa nouvelle fiction « Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas », elle continue d'explorer les pans sombres de l'histoire et long chemin vers l'abolition de l'esclavage à travers le portrait d'une femme héroïque.

https://rfi.my/AQpm


dimanche 3 mars 2024

"Chanter, écrire... Ce sont deux versants d'une même montagne". Viktor Lazlo 02/03/2024

Edition numérique des abonnés

La chanteuse, comédienne et auteure, Viktor Lazlo, vient nous présenter son dernier roman, aux éditions Robert Laffont, qui s'intitule "Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas". Un récit fort lié à l’histoire de sa famille et qui évoque la condition des Noirs en Martinique. Ce roman d'émancipation est porté par une jeune fille, Olvidia, qui va lutter contre l'esclavage à la recherche de la liberté. 

L'origine de cette histoire est assez originale, le récit vous est venu en découvrant une gravure. Qu'est-ce qu'on voit sur cette gravure ? 

On voit Danton sur l'estrade annoncer la première abolition de l'esclavage en février 1794. On est en pleine révolution. Première abolition, Saint-Domingue s'est révoltée. La nouvelle est arrivée en trois mois et la France s'est dit : "On ne peut pas rester à la traîne, donc on déclare l'abolition de l'esclavage". On voit dans l'Assemblée tous les exemples de populations colonisées.

Et sur l'estrade, à la gauche de Danton, il y a cette femme noire, assise dans un fauteuil, qui a l'air un peu avachie, avec une petite fille à côté qui a l'air de la consoler. Et en fait, il s'agit originellement de Marie Du Pré, qui était une habituée des débats à l'Assemblée et qui s'est évanouie. Et donc on l'a fait monter sur l'estrade parce que c'était très bien de s'évanouir pendant les débats. C'était montré l'intérêt qu'on portait aux grandes décisions de la Nation.

C'est donc ce personnage-là qui vous inspire ?

C'est ce dessin et cette femme, parce qu'en fait, j'ai su qu'elle avait une identité, après. Je me suis dit : "voilà, mon personnage". Je pensais à cette petite Olvidia depuis longtemps, mais je ne savais pas quelle serait sa trajectoire.

 


Ce n'est pas la première fois que vous écrivez sur l'esclavage, pourquoi ?

Parce que je pense que je trimballe à mon corps défendant toute la généalogie de ma famille. J'ai la mémoire des vainqueurs et la mémoire des vaincus. Et étant métisse, ces vaincus vainqueurs se disputent mon sang. C'est un questionnement perpétuel : comment l'homme peut assujettir l'homme, comment des populations jusqu'à aujourd'hui estiment que d'autres n'ont pas le droit de vivre. C'est juste insupportable ! Donc moi, je trace ce questionnement, j'ai fait ce travail pendant la période de l'esclavage parce que c'est directement lié à mon histoire. Mais ça vaut pour tellement de nations aujourd'hui et de pays.

Vous placez votre récit dans un moment de bascule dans l'histoire. Ça permet de faire connaître à votre personnage l'esclavage, l'émancipation et puis l'abolition. Vous vouliez placer le récit à un moment charnière de l'histoire, comme ça ?

À partir du moment où je l'ai vu sur l'estrade avec Danton, je me suis dit qu'il fallait que ça se passe pendant la révolution. Mais surtout, c'est un récit d'émancipation et ce qui m'intéressait là-dedans, c'est de tracer le parcours d'Olvidia mais aussi de Madame de Lalung. C'est le parcours de deux femmes qui vont s'émanciper, chacune à sa manière.

"Ce qui est pour toi ? La rivière ne l'emporte pas", pourquoi avoir choisi ce titre ?

C'est un dicton créole qu'on entend à toutes les sauces depuis la nuit des temps. Et le jour où j'ai écrit cette phrase en créole, mon éditrice m'a dit : "Mais qu'est-ce que ça veut dire ?". Et quand je lui traduis, elle m'a dit : "C'est ça le titre".

Plusieurs médias belges vous présentent comme une artiste belge alors que vous êtes française. Comment vous expliquez que les gens vous pensent que vous êtes belge ?

Toutes mes premières fois ont eu lieu en Belgique. J'ai démarré ma carrière en Belgique de chanteuse. Je pense qu'il y a eu une stigmatisation de l'émission Eurovision présentée en 1987 où tout à coup, tous les regards sont sur moi parce que je représente la Belgique. Et je pense qu'on avait aussi envie que je sois belge, parce qu'après tout, pourquoi choisir une Française pour présenter leur vision en Belgique ?

Le grand public vous a découvert comme chanteuse ? On se souvient de titres comme "Pleurer des rivières" ou encore "Canoë rose". Vous chantez toujours aujourd'hui ?

Oui, je chante encore et je dis "encore" parce que ce n'est pas évident de chanter aujourd'hui. Le métier a complètement changé, le disque n'est plus vraiment important. Quand le métier s'est effondré, j'ai décidé que j'allais continuer à chanter, mais faire ce que je voulais, la musique que je voulais avec les gens qui m'intéressaient. 


Vous préférez quel métier ?

J'aime autant chanter qu'écrire. Je dirais que chanter, c'est l'expiration et l'écriture serait l'inspiration. Ce sont deux versants d'une même montagne.

 (propos RTL info) en vidéo c est ICI


SITE FNAC

 

jeudi 29 février 2024

Viktor sur Cnews pour son nouveau roman

 Cnews reçoit Viktor Lazlo pour son nouveau roman historique

 

En 1794, le peintre Nicolas Monsiau représente Danton à la tribune, clamant l’abolition de l’esclavage. À son côté, impavide, une vieille femme noire, Jeanne Obo, 114 ans. 

 


C’est en voyant cette estampe qu’a germé « Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas »

 

 Cnews reçoit Viktor Lazlo  ICI

lundi 19 février 2024

Souvenirs... Quand Thierry Muggler renouvellait la Femme...

UN GENIE  qui a su élever la mode au sommet et créer un véritable renouveau dans le monde de la haute couture. 

UN styliste devenu showman pour magnifier la femme des années 80

 


 

Sirène ...La splendide robe-coquillage spécialement créé pour Viktor par Thierry Muggler ... c'était au milieu des années 80...une décennie riche de créations de folies et d'insouciance

"L 'être humain, quand il s'empare d'un destin universel ...


 Sur sa Terre , Viktor en Pays Rêvé pour son tout nouveau roman - Interview filmée 

Avec "Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas", Viktor Lazlo signe un grand roman d'émancipation féminine : FranceTV Info


 "L'être humain, quand il s'empare d'un destin universel sacrifie son destin individuel. "

Viktor Lazlo.
 

Lecture d’À la première page : extrait de  "Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas"

"Il n’est pas un esclave qui n’ait jeté un coup d’œil envieux au loin, après avoir compris que son seul salut vraisemblable n’était point celui du retour au pays natal, avalé par les milles et les milles d’eau salée, mais celui d’un placement à proximité des maîtres. 

Séparée par un large bosquet d’arbres à pain et de manguiers centenaires de la ruelle aux cabanes de latanier recouvertes de feuilles de palmier séchées où s’entassaient tant bien que mal les esclaves ouvriers de la canne, la grande maison offrait la tentation d’un monde inaccessible."

mercredi 14 février 2024