lundi 28 décembre 2020

Patrick Sandrin filme Viktor pour ses "Poisons délicieux" SUBLIME !

Quand les trésors du Web refont surface des pépites d'or apparaissent !

Ci-après 2 extraits de l'EPK réalisé par Patrick Sandrin pour la promotion du 4ème album de Viktor Lazlo paru en 1991 "Mes Poisons délicieux" produit par Bernard Lavilliers. 

Tout simplement SUBLIME 

Un immense merci à Patrick Sandrin (ici) le réalisateur de ces splendides clips

 Balade de Lisa


 Faux Semblants

"Je n’ai jamais pensé faire de clip, l’exercice et les contraintes du genre ne m’intéressaient pas sinon dans des circonstances très particulières, ce qui fut le cas. Au-delà de la commande de la maison de disques, je faisais de ces deux petits films, une missive en images bien plus intime, dont j’empruntais les codes au cinéma, Cocteau, Bunuel, Dali, et quelques autres artistes dont De Chirico. La gageure fut sa production en Bulgarie, à cette époque je n’imaginais pas le parcours qui serait le mien dans ce pays. Les studios Boyana étaient encore propriété d’état à cette époque, juste avant la chute du mur. Ils étaient à l’abandon, exsangue de tout, matériaux, matériel, comme de savoir-faire pour ce genre de production. Ils n’avaient plus aucun moyens pour fabriquer les éléments demandés, décors, accessoires, certains costumes, plus de moyens pour chauffer leurs plateaux. Faire une table régie avec quelques victuailles trouvés ici et là demandait la journée. Deux stations d’essence pour toute la ville, des magasins vides de produits les plus élémentaires. J’allais tourner deux clips d’une chanteuse glamour, aussi belle que talentueuse, dans un endroit abandonné, paupérisé, balloté dans le chaos d’une histoire dont ils étaient les victimes, celui d’un enjeu et d’un échange pactisé par trois petits vieux dont deux malades, la partition Est/Ouest faites à Yalta après la guerre. Aussi paradoxale que fut cette aventure, elle fut suivie d’effets très productifs pour mes amis et collègues bulgares, car je m’engageais à co-produire le film de Peter Popzlatev, Quelque chose dans l’air, puis d’autres films de jeunes cinéastes suivirent, le début d’un parcours de 20 ans que j’allais consacrer à la piste bulgare... Si les histoires d’amour ont toujours une fin, elles permettent à l’ordinaire de se sublimer le temps d’un instant. L’intensité du mouvement s’accorde quelque fois l’art, à défaut il peut avoir d’autres conséquences, d’autres intérêts plus collectifs, plus politique, alors ceci vaut bien cela."

Patrick Sandrin, né à Longwy, est un photographe, réalisateur, producteur français, a fait des études à l’école des Beaux Arts de Bourges, a assisté scénographes et metteurs en scène à La Maison de la Culture de Bourges, scène théâtrale internationale.



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À Paris, la photographie devient sa discipline, il crée un studio de création graphique et photographique, pour un détour par la publicité. Le studio devient un site événementiel parisien qui reçoit des enseignes, des marques, des tournages de films et des émissions de télévision.

Itinéraire cinématographique et géographique
Pendant 15 ans, il produit et coproduit avec Arion Production puis les Films du Cyclone, qu’il fonde respectivement en 1983 et en 1987, des œuvres engagées et exigeantes. Tournés aux quatre coins du monde (Chili, Cuba, Inde, Portugal, Italie, Mongolie, Mexique, Philippines, Colombie, Égypte, Niger, Espagne, Venezuela, Bulgarie). Les principaux films sont signés par : Werner Herzog, Nikita Mikhalkov, Alain Tanner, Paulo Rocha, Alain Fleischer, Valeria Sarmiento, Emilio Pacull, Mahmoud Hussein, Fina Torres, François Caillat …

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